Rencontrez: Lucie Posteau, stagiaire en soins animaliers

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Rencontrez: Lucie Posteau, stagiaire en soins animaliers
Parle-nous un peu de ton parcours.

Je suis en troisième et dernière année d’un BAC+3 en agronomie, finalité technologie animalière de la Haute École en Hainaut. On apprend un peu le métier de soigneur animalier, mais ce n’est pas tout à fait l’équivalent du diplôme ici. Dans mon cursus de dernière année, on nous a demandé de faire un stage de minimum 12 semaines.

Qu’est-ce qui t’a amené au Zoo Ecomuseum?

Je tenais à compléter un stage en dehors de la Belgique, afin de découvrir de nouvelles mentalités, de nouvelles façons de faire, voir si l’approche animale était différente ou pas, etc. À l’école on nous parle beaucoup des différences entre les pays du nord et les pays du sud, et ça m’a donné envie de voyager. Le Canada m’a toujours fait rêver, principalement le Québec pour l’absence de barrière de langue! J’ai envoyé ma candidature à tous les parcs possibles au Québec, et c’est le Zoo Ecomuseum qui m’a donné ma chance!

Que considères-tu avoir appris ici?

J’avais fait d’autres stages avant en Belgique, et j’ai remarqué que certaines façons de faire et de voir sont différentes ici. La conception du bien-être animal, qui est super importante, est différente. Les responsabilités d’un stage à l’autre diffèrent, mais j’ai beaucoup apprécié mes responsabilités ici, où j’ai pu être très autonome, tout en étant très bien encadrée. Dès la première semaine, j’avais déjà des responsabilités, alors je me sentais impliquée dans l’équipe. Il faut aussi dire que les membres de l’équipe communiquent et partagent vraiment bien leur passion!

Parle-nous du projet spécial que tu devais faire dans le cadre de ton stage.

Je dois donc écrire un dossier de 50 pages sur un sujet lié à mon stage, puis je présenterai ce projet devant un jury. Je vais parler de la mixité entre les renards arctiques et les caribous des bois. Je voulais notamment préparer des enrichissements pour les renards arctiques auxquels les caribous n’ont pas accès, et vice-versa.

Pour les renards, j’ai préparé des boîtes en bois – quelque chose de sécuritaire, qu’ils ne peuvent pas ingérer – et ils ont chacun leur boîte pour éviter les chicanes! Ils ont vraiment adoré ça, ils ont passé beaucoup de temps dessus. Pour les caribous, j’ai créé deux sortes de poteaux avec des trous, pour y insérer des légumes. J’ai aussi créé une mangeoire, assez haute, spécialement pour les caribous. Un renard a quand même réussi à aller voir, mais seulement après qu’elles aient mangé. Donc c’est un bon succès quand même, mais tout un défi!

Qu’est-ce qui te plaît tant dans le fait de travailler avec les animaux?

J’ai toujours aimé être en contact avec les animaux, c’est une grande chance. Rien que de les observer, j’adore ça! J’ai toujours su que je voulais travailler dans un domaine connexe aux animaux, de pouvoir les suivre au quotidien, etc. Je ne me vois pas faire un autre métier!

Ton animal coup de cœur ici au zoo?

Oh c’est difficile! Il y en a plusieurs! Les porcs-épics, l’opossum, les petits polatouches…Je n’avais jamais eu l’occasion de travailler avec les oiseaux de proie, et j’ai trouvé ça fascinant. Ils ont vraiment tous un caractère différent! C’était une belle découverte! Et les renards…bref, je ne peux pas choisir! Mais si je dois absolument arrêter un choix, je crois que je choisirais Nahima, l’opossum!